École Devenir VTC
De l'examen à la première course — carte VTC, registre, véhicule conforme et plateformes, pour exercer en règle.
La carte VTC
Le sésame obligatoire pour conduire : conditions, examen, délais.
Les conditions pour se lancer
Avant même de penser à l'examen, il faut réunir plusieurs conditions personnelles indispensables.
Pour devenir chauffeur VTC, vous devez détenir le permis B depuis plus de 3 ans (2 ans en conduite accompagnée), présenter un casier judiciaire (bulletin n°2) compatible avec la profession, et obtenir une attestation d'aptitude physique délivrée après une visite chez un médecin agréé par la préfecture.
Il faut ensuite réussir l'examen VTC — sauf si vous justifiez d'au moins 1 an d'expérience de conducteur professionnel de transport de personnes au cours des 10 dernières années, qui vaut équivalence.
Réussir l'examen VTC
L'examen a remplacé l'ancienne formation initiale de 250 heures : il valide vos compétences.
Il est organisé sous l'égide des Chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), avec inscription sur examenT3P.fr (coût d'inscription ≈ 241 €). Il comporte une partie théorique (QCM : réglementation du transport public particulier de personnes, sécurité routière, gestion, français, anglais) et une partie pratique (conduite, relation client, connaissance du territoire).
Obtenir et renouveler la carte
Une fois l'examen réussi, la carte est délivrée par la préfecture et reste valable plusieurs années.
La demande de carte professionnelle se fait auprès du préfet de votre département (préfet de police à Paris). Elle est délivrée sous 3 mois maximum (coût ≈ 60 €) et reste valable 5 ans. La carte doit être apposée sur le pare-brise, photo visible. Son renouvellement est conditionné à une formation continue de 14 heures en centre agréé.
S'inscrire au registre VTC
L'inscription obligatoire de l'exploitant, distincte de la carte du conducteur.
À quoi sert le registre VTC
Beaucoup confondent la carte (le conducteur) et le registre (l'entreprise). Les deux sont obligatoires.
Au-delà de la carte, c'est l'exploitant (votre entreprise) qui doit être inscrit au registre des VTC, géré par le ministère chargé des Transports. Cette inscription en ligne est obligatoire pour exercer et se fait au moment de la déclaration d'activité.
Pièces, coût et capacité financière
Le dossier d'inscription est simple, mais une condition financière peut s'appliquer.
Il faut fournir l'attestation d'assurance (transport de personnes à titre onéreux), le justificatif d'immatriculation de l'entreprise, et une capacité financière de 1 500 € par véhicule utilisé régulièrement — sauf si vous êtes propriétaire du véhicule ou titulaire d'un contrat de location d'au moins 6 mois. Coût de l'inscription : 170 €.
Validité, renouvellement et vignettes
L'inscription n'est pas définitive : elle se renouvelle et déclenche la remise des vignettes.
L'inscription est valable 5 ans et doit être renouvelée ; tout changement (dont l'arrêt d'activité) est signalé sous 3 mois. Une fois le véhicule validé, vous recevez les 2 vignettes VTC à apposer sur le pare-brise (en bas à gauche à l'avant, en bas à droite à l'arrière).
Le véhicule conforme
Les critères techniques que votre voiture doit respecter.
Les critères du véhicule
Toutes les voitures ne peuvent pas devenir des VTC : la réglementation fixe un cahier des charges.
La voiture doit compter de 4 à 9 places (conducteur inclus) et au moins 4 portes. Un véhicule thermique doit avoir moins de 7 ans, une longueur d'au moins 4,50 m, une largeur d'au moins 1,70 m et une puissance nette d'au moins 84 kW (environ 115 ch).
L'exemption hybride / électrique
Les voitures propres bénéficient d'un régime allégé — un vrai avantage.
Les véhicules hybrides ou 100 % électriques sont exemptés des conditions de dimensions, de puissance et d'ancienneté. C'est l'une des raisons de leur forte présence dans les flottes VTC, en plus des économies de carburant.
Assurance, contrôle technique, carte grise
Un véhicule conforme, c'est aussi des obligations d'entretien et d'assurance spécifiques.
Le véhicule doit passer le contrôle technique chaque année, être couvert par une assurance spécifique (transport de personnes à titre onéreux) et porter les 2 vignettes VTC. Une assurance auto classique ne suffit pas et ne vous couvrirait pas en cas d'accident en course.
Travailler avec les plateformes
Uber, Bolt, Heetch… comment ça marche vraiment.
Le paysage des plateformes
Le marché est concentré, mais chaque plateforme a ses règles et ses commissions.
Il est dominé par Uber (≈ 60 %), devant Bolt, Heetch, FreeNow ou Allocab. Chacune prélève une commission sur chaque course (souvent 18 à 27 %). Beaucoup de chauffeurs travaillent sur plusieurs plateformes à la fois pour limiter les temps morts et lisser leur activité.
Indépendant, pas salarié
Travailler « pour » une plateforme ne fait pas de vous son salarié.
Vous restez un entrepreneur indépendant : la plateforme est un intermédiaire de mise en relation, pas un employeur. Vous fixez vos horaires, mais vous supportez vos charges et vos cotisations. C'est ce statut qui rend le choix de la structure juridique (micro, EURL, SASU) déterminant.
Le justificatif de réservation
Contrairement au taxi, le VTC ne travaille que sur réservation — et doit pouvoir le prouver.
Le VTC ne peut prendre de client que sur réservation préalable (pas de maraude). Depuis l'arrêté du 6 août 2025, vous devez pouvoir présenter un justificatif de réservation mentionnant notamment le n° d'inscription au registre VTC, les coordonnées du client, la date/heure de réservation et le lieu de prise en charge.
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