Prélèvements sociaux à 18,6 % : combien la hausse 2026 vous coûte vraiment

Par l’équipe Capway FinancePublié le 8 juin 20265 min de lecture

Vous avez peut-être entendu parler d’une nouvelle hausse qui touche les revenus du patrimoine. Pas de panique : on vous explique calmement ce qui change pour vos loyers meublés en 2026, ce que cela représente vraiment en euros, et pourquoi la location nue n’est pas concernée. Spoiler : la marche n’est pas si haute qu’on le craint.

📌 Dossier de référence : cet article traite de l'actualité (la hausse 2026). Pour tout comprendre sur les cotisations et prélèvements sociaux du loueur en meublé, consultez notre guide complet → Régime social LMNP : le guide complet.
L’essentiel
  • Les prélèvements sociaux sur les loyers meublés (BIC) passent de 17,2 % à 18,6 % en 2026, soit +1,4 point.
  • La cause : une hausse de la CSG, qui passe de 9,2 % à 10,6 % (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, loi n° 2025-1403).
  • La location nue (revenus fonciers) et les plus-values immobilières restent, elles, à 17,2 %.
  • Concrètement : sur 10 000 € de loyers meublés nets imposables, cela représente 140 € de plus par an, avant impôt sur le revenu.

Que sont les prélèvements sociaux ?

Les prélèvements sociaux sont une contribution prélevée sur vos revenus du patrimoine, en plus de l’impôt sur le revenu. Quand vous louez un bien meublé en LMNP, votre bénéfice est imposé en deux temps : d’abord l’impôt sur le revenu, à votre tranche marginale d’imposition ; ensuite ces prélèvements sociaux, calculés sur le même revenu net imposable.

Ils regroupent plusieurs contributions, dont la principale est la CSG (contribution sociale généralisée). C’est justement elle qui bouge en 2026. Bonne nouvelle : ces prélèvements s’appliquent sur votre bénéfice net, c’est-à-dire après déduction de vos charges. Au régime réel, après amortissement, ce bénéfice est souvent très réduit, voire nul les premières années.

Qu’est-ce qui augmente en 2026 ?

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403) relève le taux de CSG sur les revenus du patrimoine de 9,2 % à 10,6 %. Mécaniquement, le taux global de prélèvements sociaux sur les loyers meublés passe donc de 17,2 % à 18,6 %, soit une hausse de 1,4 point.

Important : tout le patrimoine immobilier n’est pas logé à la même enseigne. Seuls les loyers meublés imposés en BIC sont concernés par ce nouveau taux. Voici le panorama complet :

Type de revenuTaux 2025Taux 2026
Loyers meublés (BIC, LMNP)17,2 %18,6 %
Location nue (revenus fonciers)17,2 %17,2 %
Plus-values immobilières17,2 %17,2 %

Retenez bien la distinction : si vous revendez un bien, la plus-value n’est pas concernée par la hausse. Et si une partie de votre patrimoine est en location nue, elle reste, elle aussi, au taux de 17,2 %.

Combien ça vous coûte concrètement ?

C’est la question qui compte vraiment. La hausse paraît symbolique, mais traduisons-la en euros sur votre déclaration. Prenons un cas simple et parlant.

Cas pratique

Vous déclarez 10 000 € de revenu locatif meublé net imposable. En 2025, vos prélèvements sociaux s’élevaient à 1 720 € (17,2 %). En 2026, ils passent à 1 860 € (18,6 %). La hausse représente donc 140 € de prélèvements sociaux supplémentaires par an — et ce, avant l’impôt sur le revenu, qui s’ajoute à votre tranche marginale.

140 € sur 10 000 € de bénéfice : la marche existe, mais elle reste modeste. Et surtout, plus votre bénéfice imposable est faible, moins la hausse pèse. C’est là tout l’intérêt du régime réel, qui permet de déduire l’amortissement du bien et de réduire fortement, voire d’annuler, la base sur laquelle s’appliquent ces 18,6 %.

Et pour la location nue ?

Si vous hésitiez entre meublé et nu, sachez que la location nue reste à 17,2 % de prélèvements sociaux. L’écart de taux joue désormais légèrement en sa faveur sur ce point précis. Mais attention : ce seul critère ne doit pas décider de votre stratégie. La fiscalité du meublé, avec l’amortissement au régime réel, reste souvent bien plus avantageuse au global, même avec ce taux relevé. Tout dépend de votre bénéfice net réel.

Une précision utile : cet article concerne le LMNP, le loueur en meublé non professionnel. Si vous relevez du statut LMP (loueur en meublé professionnel), vous n’êtes pas soumis à ces prélèvements sociaux mais à des cotisations sociales, qui obéissent à un régime différent. Pour démêler les deux et savoir où vous vous situez, consultez notre page dédiée au régime social du loueur en meublé, qui détaille les seuils et les calculs.

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Questions fréquentes

Les prélèvements sociaux sur les loyers meublés passent-ils vraiment à 18,6 % en 2026 ?

Oui. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403) porte les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les revenus de loyers meublés, soit une hausse de 1,4 point liée au relèvement de la CSG de 9,2 % à 10,6 %.

La hausse touche-t-elle aussi la location nue et les plus-values ?

Non. La location nue (revenus fonciers) reste à 17,2 %, tout comme les plus-values immobilières qui restent à 17,2 %. Seuls les loyers meublés imposés en BIC passent à 18,6 %.

Combien coûte concrètement cette hausse pour un loueur en meublé ?

Sur 10 000 € de revenu locatif meublé net imposable, les prélèvements sociaux passent de 1 720 € à 1 860 €, soit 140 € de plus par an, avant impôt sur le revenu.